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Paris 15eme, rue Lecourbe : qui est Claude-Jacques Lecourbe ?

Publiée le 01/12/2015

La rue Lecourbe porte le nom d’un officier d’Empire – comme de nombreuses autres rues de la Capitale – mais le Comte Claude-Jacques Lecourbe est moins connu que Massena ou Hoche. Focus. 

L’HISTOIRE DE LA RUE LECOURBE

Située dans le 15e arrondissement de Paris et longue de 2,4 km, la rue Lecourbe a été créée lors de l’urbanisation du quartier dans la deuxième moitié du 19e siècle. Elle prend le nom du général Lecourbe le 2 octobre 1865. Cette rue était, anciennement, la rue de Sèvres. Elle reliait l’ancienne commune de Vaugirard à Issy-les-Moulineaux. La station de métro Sèvres-Lecourbe fait d’ailleurs le lien entre la rue de Sèvres et la rue Lecourbe.

SON NOM : COMTE CLAUDE-JACQUES LECOURBE, GÉNÉRAL D’EMPIRE (1758-1815)

Né à Besançon en 1758, il est notamment renvoyé du collège pour avoir refusé de se soumettre à une punition. À 19 ans, il s’engage comme fusilier au régiment d’Aquitaine et sert au siège de Gibraltar.

Il est promu caporal (1780) puis capitaine-commandant de la Garde Nationale de Ruffey dans le Jura (1789). Lieutenant-colonel en 1791, il rejoint l’armée du Rhin et prend part à l’occupation de Porentry (1792) et à l’expédition de Mayence (1792).

Il passe à l’Armée du Nord en 1793 et participe à la prise d'Herzeele et de Hondeschoote. Il est blessé d'un coup de canon à la cuisse gauche au combat de Bisseghem (septembre 1793). Trois mois plus tard, il est dénoncé par quatre de ses officiers pour « modérantisme ». Il est arrêté et emprisonné à Arras, Amiens puis Nantes où il est jugé et acquitté à l’unanimité par le Tribunal Révolutionnaire.

Il repart et rejoint le régiment de Moselle en mai 1794 où il est promu provisoirement Général de Brigade dans l’Armée des Ardennes avec laquelle il se bat à Fleurus. Il est confirmé Général en février 1795.

Il poursuit sa carrière en rejoignant l’Armée d’Allemagne (1797), l’Armée d’Angleterre (1798), l’Armée d’Helvétie (1798). Il bat les Autrichiens et est blessé au bras au combat de Wasen (juin 1799). Puis, il est nommé provisoirement Commandant en chef de l'Armée du Rhin (à la place de Moreau, septembre 1799). Il franchit le Rhin en octobre et s'empare d'Heilbronn et de Pforzheim.

Début 1800, il prend deux mois de congés.

Il repart et conquiert Rosenheim (1er décembre), Salzburghofen (12 décembre), Salzburg (14 décembre) et Kremsmünster (20 décembre 1800). Il est
 mis en non-activité en mars 1801 et s’installe à Paris en 1802 où il est jugé et disgracié dans l’affaire du Général Moreau. Il est mis d’office à la retraite avec 3 000 francs minimum en 1804 et exilé dans le Jura en 1805, puis placé sous haute surveillance à Bourges lorsque Moreau passe au service des coalisés en 1813.

Il est rappelé à Paris en avril 1814 par le comte d’Artois. Néanmoins, il propose ses services à Napoléon pendant les Cent Jours pour défendre «la France menacée». Il est fait Comte de l’Empire en avril 1815 et Pair de France en juin 1815. Il essaie d’arrêter l’ennemi à Bavilliers où il signe néanmoins un armistice avec les Autrichiens le 1er juillet 1815 et rallie Louis XVIII quinze jours plus tard.

Il est admis à la retraite en septembre et meurt de maladie le 22 octobre 1815 à Belfort où il avait établi son quartier général pendant les Cent Jours. Son nom est gravé sur l’Arc de Triomphe.

 

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